Impact du coronavirus sur le marché immobilier en 2021
Mis à jour en juin 2026.
Avec le recul, l'impact du coronavirus sur le marché immobilier belge en 2021 a été bien moins brutal que redouté : loin de s'effondrer, les prix ont continué de grimper et les ventes sont reparties dès la levée des restrictions. La pandémie a surtout accéléré des tendances de fond, comme la recherche d'espace et de jardin, plutôt que de provoquer une chute durable des valeurs.
Si vous possédez une maison à rénover ou en l'état et que vous vous demandez ce qu'il reste de cette crise sanitaire sur le marché d'aujourd'hui, la réponse est rassurante. Le marché belge s'est montré remarquablement résilient, et les chiffres les plus récents de 2026 confirment qu'il a non seulement absorbé le choc, mais qu'il a poursuivi sa progression. Voici ce qu'il faut comprendre, région par région.
🔑 À retenir
- Loin de s'effondrer, le marché belge a fait preuve d'une forte résilience face au coronavirus et a poursuivi sa hausse les années suivantes.
- Au 1er trimestre 2026, le prix moyen d'une maison en Belgique atteint 359.965 euros et celui d'un appartement 288.250 euros (Baromètre des notaires).
- La Wallonie reste la région la plus abordable, avec une maison à 272.727 euros en moyenne au T1 2026.
- La pandémie a accéléré la quête d'espace et de jardin, dopant l'intérêt pour les maisons à rénover en périphérie.
- Les ventes restent dynamiques : +3,4 % sur un an au T1 2026, portées par les appartements (+7,8 %).
Le marché immobilier belge s'est-il effondré à cause du coronavirus ?
Non, le marché immobilier belge ne s'est pas effondré pendant la crise du coronavirus. Après une brève paralysie liée au premier confinement, durant lequel les visites et les actes notariés étaient quasi impossibles, l'activité est repartie très rapidement. Les transactions reportées se sont concentrées sur les mois suivants, créant un effet de rattrapage qui a soutenu les volumes de ventes.
Plusieurs facteurs expliquent cette résistance. Les taux d'intérêt historiquement bas rendaient l'emprunt très attractif, l'épargne accumulée pendant les confinements a alimenté les apports personnels, et la pierre est restée, aux yeux des Belges, une valeur refuge. Résultat : plutôt qu'une baisse, on a observé une poursuite de la hausse des prix, surtout pour les maisons disposant d'un extérieur.
Comment la pandémie a-t-elle changé les attentes des acheteurs ?
La pandémie a profondément modifié ce que les acheteurs recherchent dans un logement. Confinés chez eux, beaucoup de Belges ont réalisé l'importance d'avoir de l'espace, un bureau pour le télétravail et, surtout, un accès à l'extérieur. Cette bascule a redessiné la demande et continue d'influencer le marché aujourd'hui.
- L'espace extérieur est devenu prioritaire : jardin, terrasse ou balcon sont passés du statut de « bonus » à celui de critère décisif.
- Le télétravail a libéré la géographie : avec moins de trajets vers le bureau, s'éloigner des grands centres urbains est devenu acceptable, voire recherché.
- La périphérie et les zones rurales ont gagné en attractivité, au bénéfice des provinces les plus abordables.
- Les maisons à rénover ont séduit les acheteurs prêts à des travaux pour obtenir plus de surface et un extérieur à moindre coût.
Cette recherche d'espace explique pourquoi les maisons à rénover, parfois délaissées avant la crise, ont retrouvé de l'intérêt. Si vous êtes dans cette situation, notre guide pour vendre une maison à rénover détaille les leviers à actionner pour valoriser ce type de bien.
Où en sont les prix après la crise du coronavirus ?
Les prix immobiliers belges n'ont jamais reculé durablement et restent aujourd'hui orientés à la hausse. Les données du Baromètre immobilier des notaires (Fednot) du 9 avril 2026 montrent un marché solide au premier trimestre 2026, avec des écarts marqués entre les trois régions. Le tableau ci-dessous résume la situation actuelle.
| Région | Maison | Appartement |
|---|---|---|
| Wallonie | 272.727 € (+1,6 %) | 219.475 € (+3,5 %) |
| Bruxelles | 607.219 € (+4,4 %) | 302.737 € (+2,0 %) |
| Flandre | 395.829 € (+2,9 %) | 300.613 € (+1,8 %) |
| Belgique | 359.965 € (+2,8 %) | 288.250 € (+2,2 %) |
On le voit, la Wallonie demeure la région la plus accessible de Belgique, tandis que Bruxelles tire les prix vers le haut. À l'intérieur même de la Wallonie, les écarts sont importants : le Brabant wallon reste la province la plus chère avec une maison à 476.030 euros en moyenne (+3,9 %), alors que le Hainaut est le plus abordable, à 213.842 euros (-0,7 %).
Quelles tendances confirment la solidité du marché aujourd'hui ?
Plusieurs indicateurs récents confirment que le marché a tourné la page de la crise sanitaire et reste vigoureux. Au premier trimestre 2026, les ventes de logements ont progressé de 3,4 % sur un an à l'échelle nationale, un dynamisme tiré avant tout par les appartements (+7,8 %), tandis que les ventes de maisons augmentaient de 1,9 %. À Bruxelles, les ventes de logements ont même bondi de 6,1 % sur un an.
Les statistiques de Statbel (T1 2026) nuancent toutefois le tableau selon le type de bien. Elles rappellent qu'un marché « en hausse » n'évolue pas de façon uniforme.
| Type de bien | Prix médian | Variation sur un an |
|---|---|---|
| Maison fermée / demi-fermée (2-3 façades) | 285.000 € | -1,7 % |
| Maison ouverte (4 façades) | 405.000 € | +2,5 % |
| Appartement | 257.000 € | +3,2 % |
Au-delà de la pandémie, des décisions politiques ont aussi soutenu le marché. Selon le baromètre annuel ERA réalisé avec l'Université d'Anvers, les prix de l'immobilier en Wallonie ont augmenté de 5,7 % en 2025, contre 1,9 % en 2024, une accélération attribuée à la réduction des droits d'enregistrement. Ces frais d'acquisition pèsent lourd dans un projet d'achat, et notre dossier sur les droits d'enregistrement en explique les règles région par région.
Pandémie ou pas, comment vendre sereinement une maison en l'état ?
La bonne nouvelle, c'est que la solidité du marché joue en faveur des vendeurs, y compris pour un bien à rénover. La demande pour des maisons offrant de l'espace et un extérieur reste forte, et un logement à rénover correctement positionné trouve preneur. Encore faut-il anticiper les frais et les obligations propres à votre région.
- Connaissez votre certificat énergétique : le PEB en Wallonie et à Bruxelles, l'EPC en Flandre, est obligatoire dès la mise en vente et influence l'intérêt des acheteurs.
- Anticipez les frais de vente : notre page sur les frais liés à une vente immobilière en Belgique détaille ce qui reste à votre charge.
- Ne vous laissez pas décourager par une mauvaise étiquette énergétique : même un bien classé F ou G se vend, comme l'explique notre article dédié.
- Évaluez l'option d'une vente rapide en l'état si vous voulez éviter les travaux, les délais et les visites à répétition.
Une mauvaise note énergétique inquiète souvent les propriétaires. Pourtant, si votre maison est classée PEB F ou G, la vente reste tout à fait possible : il s'agit avant tout d'ajuster le prix et de cibler le bon acheteur. Chez Maisonsmoches, nous rachetons justement des maisons en l'état, sans condition de travaux ni de certificat. Vous pouvez demander une offre d'achat gratuite et sans engagement pour connaître la valeur de votre bien en quelques jours.
Questions fréquentes
Les prix de l'immobilier ont-ils baissé en Belgique à cause du coronavirus ?
Non. Malgré une courte paralysie pendant le premier confinement, les prix immobiliers belges n'ont pas reculé durablement. Soutenus par des taux bas, l'épargne accumulée et le statut de valeur refuge de la pierre, ils ont poursuivi leur hausse. Au premier trimestre 2026, une maison vaut en moyenne 359.965 euros en Belgique, selon le Baromètre des notaires.
La crise sanitaire a-t-elle changé ce que recherchent les acheteurs ?
Oui, nettement. Le confinement et le télétravail ont fait de l'espace extérieur, du jardin et d'un coin bureau des critères décisifs. Beaucoup d'acheteurs se sont éloignés des grands centres urbains, ce qui a renforcé l'attrait des zones périphériques et rurales, souvent plus abordables, ainsi que celui des maisons à rénover offrant davantage de surface.
Quelle est la région la plus abordable aujourd'hui en Belgique ?
La Wallonie reste la région la plus accessible. Au premier trimestre 2026, une maison y coûte en moyenne 272.727 euros, contre 395.829 euros en Flandre et 607.219 euros à Bruxelles, d'après le Baromètre des notaires. À l'intérieur de la Wallonie, le Hainaut est le plus abordable, avec une maison à 213.842 euros en moyenne.
Peut-on encore bien vendre une maison à rénover après la pandémie ?
Oui. La demande d'espace et d'extérieur héritée de la crise profite aux maisons à rénover, surtout en périphérie. Un bien correctement évalué et présenté trouve preneur, même avec une mauvaise étiquette énergétique. Pour éviter travaux, délais et visites, une vente en l'état auprès d'un acheteur spécialisé reste une solution rapide et sans condition.
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